Louer en courte durée à Paris est très encadré. Voici les grandes lignes à connaître avant de vous lancer. Nous vous accompagnons sur chacune :
Déclaration et numéro d’enregistrement
La loi du 19 novembre 2024 généralise la déclaration des meublés de tourisme avec un numéro d’enregistrement, par un téléservice national annoncé pour la fin 2026. D’ici là, c’est la démarche de la commune qui s’applique (à Paris, le téléservice de la Ville) : là où un numéro est délivré, il doit figurer sur chaque annonce.
90 nuits par an en résidence principale
Paris a abaissé le plafond à 90 nuits par année civile pour une résidence principale, depuis le 1er janvier 2025. Un même client ne peut par ailleurs pas dépasser 90 jours consécutifs. Un dépassement est puni d’une amende administrative.
Résidence secondaire : changement d’usage avec compensation
Louer un logement qui n’est pas votre résidence principale exige une autorisation de la Ville de Paris avec compensation : transformer ailleurs des locaux non résidentiels en logements. Sans autorisation, l’amende atteint 100 000 €, assortie d’une astreinte pouvant aller jusqu’à 1 000 € par jour et par m².
DPE : classe A à E exigée
En France métropolitaine, l’autorisation de changement d’usage suppose un logement classé A à E au diagnostic de performance énergétique. Un bien mal noté ne peut pas être exploité en meublé de tourisme dans les communes concernées : c’est à vérifier avant d’acheter.
Fiscalité : classé ou non classé
Sur les revenus 2025, l’abattement micro-BIC est de 30 % pour un meublé de tourisme non classé (plafond de 15 000 € de recettes) contre 50 % pour un meublé classé (plafond de 77 700 €). Faire classer le bien est devenu un levier direct de rentabilité nette.
Copropriété : syndic à informer, règlement à lire
Une clause d’habitation bourgeoise exclusive interdit la location meublée touristique, quelle que soit l’autorisation obtenue en mairie. Depuis la loi « Le Meur », vous devez en outre informer le syndic de la mise en location.
Ces règles évoluent vite, et certaines dépendent de votre copropriété ou de votre situation fiscale. Nous les vérifions avec vous, bien par bien, avant tout engagement.
Informations générales, à jour à la date indiquée : elles ne remplacent pas l’avis d’un professionnel du droit ou de la fiscalité sur votre situation.